Hasard et nécessité de l’art
Le temps que nous accordons au lieu où nous demeurons, à ceux que nous côtoyons permet de définir un espace commun comme bien, un espace possiblement appréhender comme territoire de consciences mutualisées.
Ce territoire peut être arpenté malgré la difficulté d’être de quelque part, d’ici seulement et d’ailleurs souvent. Au non-dit du lieu de notre absence, nous pouvons rejouer au hasard les concordances et établir des champs de conscience potentiels au-delà d’être ici pour un autre dans la temporalité d’un lieu ou de son absence.
Constitué par la co-présence d’autres espaces en tant que champs de consciences mutualisées, un territoire se constitue à l’infini se manifestant dans le champ du réel grâce à l’art qui est le vecteur permettant la rencontre entre les espaces d’existence physique et les espaces de conscience individuelle et mutualisées avec lesquels ils est possible d’entrer en résonance.