Localisation d’espace et de variations tri-dimensionnelle : le cas Sol LeWitt

Il y a dans l’art conceptuel et minimaliste une rigueur qui laisse suffisamment de place pour penser par soi-même l’objet que l’artiste semble vouloir laisse en suspend en arrière plan de ce que l’action créative préfigure.

LDa — pour IRISA

The location of a Square — Texte : A square, each side of which is equal to half the total length of three lines, the first is drawn from a point halfway between the center of the square, and a point halfway between the center of the square and the upper left corner and the midpoint of the left side to a point halfway between the center of the square and a point halfway between the center of the square and the midpoint of the bottom side, the second line is drawn from a point halfway between the start of the first line and a point halfway between a point halfway between the center of the square and the upper right corner and the midpoint of the top side to the start of the first line, the third line is drawn from a point halfway between the start of the first line and a point quidistant from the end of the first line, the start of the second line and a point halfway between a point halfway between the center of the square and the midpoint of the right side, and a point halfway between the center of the square and the upper right corner and the midpoint of the top side to the point where the first and second lines start; the right side is located on the axis of, and equidistant from two points, the first is located at a point halfway between a point halfway between the center of the square and the midpoint of the right side and a point halfway between the midpoint of the right side and the lower left corner to a point halfway between a point halfway between the midpoint of the top side and the upper right corner and the start of the third line.

Question d’espace

Mais si l’ « espace physique » appartient à ce monde quotidien, il faut quand même préciser ce qu’on entend par cela, et en quoi cet espace se distingue de l’ « espace conceptuel ». Une telle clarification est d’autant plus nécessaire que les notions très voisines d’ « espace géométrique » et d’ « espace ontologique » ont été déjà discutées.

L’emploi du terme « espace géométrique » permet de désigner dans sa dimension spéculative et purement conceptuelle ou idéale le monde de l’étendue, ce monde dans lequel les objets matériels existent, si tant est qu’ils existent.

Identifier l’ « espace géométrique » à l’ « espace ontologique », ce dernier espace étant celui du monde de l’étendue tel que nous le percevons autour de nous revient à établir le caractère purement hypothétique de leur équivalence dans la pensée.

Supposer que les termes d’ « espace physique » et « espace conceptuel » ne sont qu’une autre manière d’exprimer cette même dichotomie entre « espace géométrique » et « espace conceptuel », serait bien loin de l’intention qui détermine cette réflexion

Par « espace géométrique », il s’agit de désigner un monde physique supposé, purement conceptuel, indépendant de l’expérience mais ne l’excluant pas – ou pour le dire autrement, l’espace conçu comme un « simple réceptacle pourvu de dimensions, immobile et pénétrable ».

Cet espace géométrique doit-il être compris comme un espace physique – l’étendue –, mais envisagé dans l’argumentation comme purement hypothétique, purement théorique

Par « espace ontologique », en revanche, j’entends également un espace physique, mais conçu comme espace réel, éprouvé dans la vie de tous les jours. Dans cet article, je vais regrouper ces deux types d’espace – « espace géométrique » et « espace ontologique » – sous le terme d’ « espace physique », en réservant celui d’ « espace conceptuel » à l’organisation métaphorique de tout ce qui est non-physique.