Axe IV — Singularité, environnements et mouvements relationnels

– Comment la qualité relationnelle peut-elle être considérée comme un déterminant constitutif d’un environnement propice à l’émancipation de la singularité ?

Sous la direction de :
Mariem Memni, Maya Louhichi, Marie Le Hir

Les situations de crise sanitaire et environnementale à répétition nécessitent de repenser notre rapport au monde, à soi et à l’autre, en le reconsidérant en terme d’environnement personnel en mouvement et en mutation continue, en fonction de la conscience de l’environnement de l’autre.
Il conviendrait de pouvoir explorer le potentiel de ce mouvement, cette interdépendance entre soi et l’autre comme une qualité relationnelle, à laquelle la singularité comme potentiel de conscientisation première, est déterminante.
Mouvement aléatoire, itinérance, territorialité de l’espace de soi et de l’espace de l’autre, sont autant d’entrées permettant d’engager la singularité de chacun, afin de créer un espace commun fait de nos spécificités et de nos attentes personnelles.
En proposant de développer la notion de conscience environnementale mutualisée, co-singularisée par la conscientisation de son environnement personnel et celui de l’autre, nous souhaiterions explorer la possibilité de penser une conscience commune. Se constituant par imbrication de consciences auxquelles nous pourrions nous référer pour garantir la qualité de nos expériences relationnelles, cette conscience nouvelle permettra la mutation de nos modes d’existence, quelques soient les circonstances et l’évolution de nos sociétes.

Pistes de réflexion :

  • Comment composer son environnement, le moduler en l’équilibrant par rapport à la conscience que nous avons de l’environnement de l’autre ?
  • Quels moyens peuvent être mis en jeu pour développer la conscience d’une réciprocité qui opère comme la singularité du rapport de soi à l’autre ?
  • Dans la conscientisation de la relation entre soi-même et son environnement personnel, comment peut-on prévenir le déséquilibre qui peut perturber la qualité de la relation à l’autre ?