Axe II — La métamorphose comme processus de singularisation

– Comment la qualité relationnelle peut-elle être considérée comme un déterminant constitutif d’un environnement propice à l’émancipation de la singularité ?

Sous la direction de :
Sandra Wallin, Raman Sheshka, Nathalie Illouz, Valérie Dumortier, Sonia Chevènement

La métamorphose est la transformation radicale et bouleversante d’un système, un passage d’un état vers un nouvel état fondamentalement différent. Ce passage entraîne des modifications profondes et irréversibles. Intuitivement, nous comprenons que la notion de métamorphose gravite autour du concept de singularité et que ces deux notions sont intrinsèquement liées. Nous aimerions aborder et comprendre la nature de ce lien et voir comment les processus de métamorphoses permettent l’émergence de la singularité.
Tel le vent qui va d’un endroit à un autre, la métamorphose a une incidence sur ce qu’elle traverse de manière unique et personnelle. À travers la société et l’individu, on remarque qu’elle s’opère dans un état de progression et d’évolution permanentes variant entre prises de conscience et acceptations de rejets pour trouver finalement l’environnement favorable dans lequel elle pourra se réaliser.
Une part d’inconnu et de singulier, agit au point de provoquer une transition voire une rupture, un changement complet d’une personne ou d’une société, dans son état structurel et ses caractéristiques. Les métamorphoses, qui se jouent alors au niveau humaniste, sociétal et environnemental, doivent pouvoir être pensées à l’ère de l’évolution des nouvelles formes d’intelligences engendrées par les nouvelles technologies.

Pistes de réflexion :

  • Comment pouvons-nous identifier les leviers d’actions qui nous permettront de métamorphoser l’héritage du passé ?
  • Comment créer un nouvel imaginaire qui permette de se libérer des nouveaux diktats en cours ou à venir de la société ?
  • Comment pouvons-nous œuvrer à travers des réflexions minutieusement travaillées pour imaginer et modeler une métamorphose de l’humain avec l’esprit de l’art ?
  • Comment interroger le grand écart qui existe entre l’IA et l’activité humaine en tant qu’entité biologique dans son écosystème ?
  • Quelle est la part de singularité qui ne peut pas être absorbée par les nouvelles technologies et qui offre à l’être humain la possibilité de conserver son humanité  ?